Introduction
Vendre ou louer un bien immobilier impose au propriétaire de remettre plusieurs documents obligatoires. Le propriétaire réunit ces diagnostics dans le dossier de diagnostic technique (DDT). Leur rôle est simple : informer clairement l’acquéreur ou le locataire sur l’état du logement, limiter les litiges et sécuriser la transaction.
Cet article intègre les évolutions les plus récentes, notamment celles liées au DPE, à l’audit énergétique, au carnet d’information du logement et aux règles applicables en 2025 et 2026. Vous trouverez aussi des liens officiels utiles et quelques points de vigilance concrets avant une mise en vente ou une mise en location.
Ce qui a changé récemment
- Depuis le 1er janvier 2025, la vente de certaines maisons individuelles et de certains immeubles en monopropriété classés E, F ou G impose un audit énergétique.
- Depuis le 1er janvier 2025, les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables.
- Depuis le 1er janvier 2026, le calcul du DPE évolue pour l’électricité. Certains logements chauffés à l’électricité peuvent donc obtenir une meilleure étiquette. Une mise à jour gratuite peut être possible via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
- Depuis le 1er janvier 2026, les copropriétés de moins de 50 lots doivent aussi disposer d’un DPE collectif.
- Le carnet d’information du logement (CIL) doit désormais accompagner la vente dans certains cas, notamment si le logement a fait l’objet de travaux ou d’une autorisation d’urbanisme depuis le 1er janvier 2023.
1. Qu’est-ce qu’un diagnostic immobilier ?
Un diagnostic immobilier est une expertise destinée à vérifier certains points techniques d’un logement : performance énergétique, sécurité des installations, présence éventuelle de plomb ou d’amiante, exposition à des risques naturels ou technologiques, surface du lot, nuisances sonores aériennes, etc.
Ces documents n’ont pas tous la même durée de validité. Un diagnostiqueur certifié doit réaliser certains d’entre eux. Le propriétaire peut remplir directement d’autres documents, comme l’état des risques ou l’état des nuisances sonores aériennes, à partir des outils officiels.
2. Les diagnostics obligatoires pour la vente d’un bien immobilier
Les diagnostics à remettre dépendent du type de bien et de sa situation. En pratique, il faut distinguer la vente d’une maison individuelle et celle d’un lot en copropriété.
a. Vente d’une maison individuelle
- DPE : obligatoire sauf rares exceptions. Validité de 10 ans pour les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021.
- Audit énergétique : obligatoire si la maison est classée E, F ou G au DPE.
- CREP : obligatoire si le bien a été construit avant le 1er janvier 1949.
- Amiante : obligatoire pour un bien dont le permis de construire date d’avant le 1er juillet 1997.
- Électricité : si l’installation a plus de 15 ans.
- Gaz : si l’installation a plus de 15 ans.
- Assainissement : en cas d’installation autonome, et dans certains cas spécifiques pour l’assainissement collectif selon la commune.
- Termites : si un arrêté préfectoral couvre la zone.
- État des risques : si le bien se trouve dans une zone concernée.
- État des nuisances sonores aériennes : si le bien se trouve dans une zone d’exposition au bruit d’aéroport.
- Carnet d’information du logement (CIL) : à remettre si les travaux ou autorisations intervenus depuis le 1er janvier 2023 le rendent exigible.
Point important : en cas de vente, la promesse ou l’acte doit aussi signaler le risque de mérule si le bien se trouve dans une zone identifiée par arrêté. Ce n’est pas un diagnostic national automatique comme le DPE ou le CREP, mais une information à vérifier selon la localisation du bien.
b. Vente d’un appartement ou d’un lot de copropriété
- DPE.
- CREP si le logement a été construit avant le 1er janvier 1949.
- Amiante si le permis de construire date d’avant le 1er juillet 1997.
- Électricité si l’installation a plus de 15 ans.
- Gaz si l’installation a plus de 15 ans.
- Assainissement dans les cas prévus localement.
- Termites si la zone est concernée.
- État des risques.
- État des nuisances sonores aériennes si le bien est proche d’un aéroport et situé dans un plan d’exposition au bruit.
- Carnet d’information du logement (CIL) si le logement entre dans les cas prévus par la réglementation.
- Loi Carrez : la promesse ou l’acte doit indiquer la surface privative du lot.
Durées de validité à retenir pour la vente : DPE 10 ans, électricité 3 ans, gaz 3 ans, ERP 6 mois, termites 6 mois, assainissement non collectif 3 ans, amiante avec une validité en principe illimitée s’il a été réalisé à partir du 1er avril 2013 et si aucune nouvelle situation ne justifie un contrôle, CREP avec une validité illimitée en l’absence de plomb ou si le plomb reste inférieur aux seuils réglementaires.
3. Les diagnostics obligatoires pour la location d’un bien immobilier
En location vide ou meublée à usage de résidence principale, le bailleur doit annexer au bail un DDT comprenant les documents applicables au logement.
- DPE.
- CREP si le logement a été construit avant le 1er janvier 1949.
- Électricité si l’installation a plus de 15 ans.
- Gaz si l’installation a plus de 15 ans.
- État des risques si le logement est dans une zone concernée.
- État des nuisances sonores aériennes si le logement se situe dans une zone d’exposition au bruit des aéroports.
Durées de validité à retenir pour la location : DPE 10 ans pour les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021, électricité 6 ans, gaz 6 ans, ERP 6 mois, CREP 6 ans si présence de plomb et illimité en l’absence de plomb ou si le plomb est inférieur aux seuils réglementaires.
À savoir : le diagnostic amiante fait partie du DDT, mais le bailleur n’a pas à l’annexer au bail. Il doit simplement le tenir à disposition du locataire si celui-ci en fait la demande.
Autre point à ne pas oublier : la surface habitable du logement loué doit figurer dans le bail. On parle souvent de surface loi Boutin. Ce n’est pas un diagnostic au sens strict, mais une information essentielle en location.
Enfin, au-delà du seul DDT, un propriétaire bailleur doit garder en tête qu’il ne peut plus louer un logement classé G depuis le 1er janvier 2025. Les échéances suivantes sont déjà fixées pour les logements classés F puis E.
4. Focus sur le DPE en 2026
Le DPE reste le document le plus surveillé par les vendeurs, les bailleurs, les acquéreurs et les locataires. Il a un impact direct sur la valeur du bien, la stratégie de vente, la mise en location et parfois même sur la possibilité de louer.
- Les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables.
- Depuis le 1er juillet 2024, la réglementation adapte les seuils pour certains logements de 40 m² ou moins.
- Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité dans le DPE passe de 2,3 à 1,9.
- Dans certains cas, l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME permet de mettre à jour gratuitement les DPE plus anciens, sans nouvelle visite.
Concrètement, si votre logement est chauffé à l’électricité, il peut être utile de vérifier si cette évolution améliore son classement énergétique avant une vente ou une relocation.
5. Diagnostics et documents complémentaires en copropriété
En copropriété, il ne faut pas tout mélanger. Certains documents concernent le lot privatif, d’autres l’immeuble dans son ensemble.
Depuis le 1er janvier 2026, les copropriétés de moins de 50 lots doivent aussi disposer d’un DPE collectif. Cela ne remplace pas le DPE du logement vendu ou loué, mais cela devient un document important dans la vie de l’immeuble.
Concernant le DTG, il ne s’impose pas automatiquement dans toutes les copropriétés de plus de 10 ans. Il devient obligatoire notamment lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de 10 ans, ou lorsque l’administration l’impose dans certaines situations.
6. Ce qu’il faut vérifier avant de publier une annonce
Beaucoup de propriétaires pensent que les diagnostics ne servent qu’au moment du compromis ou du bail. C’est faux. Certaines informations doivent apparaître dès l’annonce.
- Le DPE doit apparaître dans l’annonce avec les classes énergie et climat.
- Le montant estimé des dépenses annuelles d’énergie doit apparaître.
- Pour un logement classé F ou G, l’annonce doit comporter la mention « logement à consommation énergétique excessive ».
- Pour un bien situé dans une zone à risques, l’annonce doit préciser que les informations sont disponibles sur le site Géorisques.
7. Faire appel à un diagnostiqueur certifié
Pour les diagnostics qui l’exigent, le plus simple consiste à passer par un professionnel certifié, assuré et indépendant. Ce point n’est pas secondaire. Un diagnostic erroné ou établi par une personne non habilitée peut engager des responsabilités et compliquer sérieusement une vente ou une location.
Avant de valider un devis, vérifiez trois choses : la certification, l’assurance responsabilité civile professionnelle et le détail exact des diagnostics inclus dans la mission.
Nos partenaires de confiance
Pour sécuriser vos démarches, LUDAEL Immobilier peut vous orienter vers des professionnels sérieux :
D.Pro Diagnostics Immobilier – https://www.dpro-paris-nord.fr/
Kaizo Studio, architecte d’intérieur – https://www.kaizostudio.fr/
Renote Conseil, rénovation et amélioration du DPE – https://renote-conseil.fr/
8. Les erreurs à éviter
- Penser qu’un ancien DPE est encore valable alors qu’il est périmé.
- Confondre Loi Carrez et surface habitable.
- Oublier l’audit énergétique pour une maison classée E, F ou G à la vente.
- Publier une annonce sans les mentions DPE ou sans la phrase obligatoire liée à Géorisques lorsque le bien est en zone à risques.
- Faire réaliser les diagnostics au dernier moment, alors que certains points peuvent impacter le prix, la stratégie de commercialisation ou la possibilité même de louer.
FAQ sur les diagnostics immobiliers
Qui paie les diagnostics immobiliers ?
Le vendeur les paie en cas de vente. Le bailleur les paie en cas de location.
Puis-je vendre sans tous les diagnostics ?
En pratique, c’est une très mauvaise idée. L’absence de documents obligatoires peut engager votre responsabilité, retarder la vente et ouvrir la voie à des recours de l’acquéreur.
Puis-je louer sans tous les diagnostics ?
Non. Le DDT doit être annexé au bail quand les diagnostics sont applicables. Certains manquements peuvent entraîner des litiges, voire des demandes d’annulation ou de réduction de loyer selon la situation.
Mon DPE date de 2019, est-il encore valable ?
Non. Les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025.
Le DPE 2026 améliore-t-il forcément la note d’un logement électrique ?
Pas forcément, mais cela peut arriver. Il faut vérifier si une mise à jour gratuite sur le site de l’ADEME permet une meilleure étiquette.
Conclusion
Les diagnostics immobiliers ne sont pas une simple formalité. Ils ont un impact direct sur la transparence de la transaction, la sécurité juridique du dossier, la valorisation du bien et, dans certains cas, sur la possibilité de louer.
Vous souhaitez vendre ou louer un bien à Paris ou en proche banlieue ? LUDAEL Immobilier vous aide à vérifier les documents nécessaires, à anticiper les points bloquants et à préparer un dossier propre avant diffusion.
Contact : ludovic.navarre@ludael.com
Liens utiles officiels :
Diagnostics à fournir en cas de vente d’un logement
Diagnostics à fournir par un bailleur au locataire
Diagnostic de performance énergétique (DPE)
Audit énergétique en cas de vente
Diagnostic bruit des aéroports
Rechercher un diagnostiqueur immobilier certifié
Observatoire DPE-Audit de l’ADEME
Faire appel à un diagnostiqueur immobilier
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