Réforme DPE 2026 : ce qui change au 1er janvier, comment vérifier votre étiquette, et quoi faire ensuite

12 janvier 2026

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Le DPE a pris une place énorme dans l’immobilier. Je le vois chaque semaine en vente comme en location. Un bon DPE rassure. Un mauvais DPE inquiète. Entre les deux, une zone grise existe, et une seule lettre peut faire basculer une visite, une négociation, ou la décision d’un propriétaire. Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE a évolué. Ce changement n’a rien d’un détail réservé aux diagnostiqueurs. Il peut modifier l’étiquette de certains logements, surtout ceux chauffés à l’électricité, et il peut donc changer la lecture d’un dossier par un acquéreur, un locataire, une banque ou un notaire.

Dans cet article, je vous propose une méthode simple et utile. D’abord, comprendre ce qui change au 1er janvier 2026. Ensuite, savoir si votre logement peut être concerné par une amélioration d’étiquette. Puis, vérifier officiellement votre DPE sur l’outil public de l’ADEME avec le numéro associé. Enfin, télécharger une attestation quand elle existe et utiliser correctement les documents, selon que vous vendez, que vous louez, ou que vous cherchez à améliorer votre DPE dans la durée.

Réforme DPE 2026 : ce qui change au 1er janvier 2026 et pourquoi ça peut compter pour vous

La réforme DPE 2026 repose sur un point central. Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire a été revu. Avant, le calcul utilisait un coefficient de 2,3. Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient passe à 1,9. Autrement dit, à consommation électrique identique, la consommation affichée en énergie primaire peut devenir plus favorable. Cette évolution vise notamment à mieux aligner le calcul sur une valeur européenne actualisée et à corriger une pénalisation historique des logements chauffés à l’électricité par rapport à d’autres énergies.

Cependant, il faut rester clair. Ce changement ne transforme pas un logement mal isolé en logement performant. Il ne supprime pas le besoin de rénovation lorsque le bâti en a besoin. Il ajuste un paramètre de calcul. Ainsi, dans certains cas, l’étiquette remonte sans travaux. Dans d’autres, elle ne bouge pas. Dans tous les cas, une seule méthode évite les erreurs : la vérification officielle, parce que le document fait foi dans un dossier.

Par ailleurs, sur le terrain, l’effet peut être concret. Une étiquette plus favorable réduit parfois les objections, fluidifie les échanges, et évite un blocage inutile. Néanmoins, je préfère un discours sobre. Une lettre gagnée ne vend pas un bien à elle seule. En revanche, elle retire un frein. Et retirer un frein, surtout sur un marché exigeant, peut faire une vraie différence.

Qui est le plus souvent concerné par une amélioration d’étiquette ?

Dans la pratique, les logements les plus susceptibles d’être concernés sont ceux où le chauffage est électrique, et souvent aussi ceux où l’eau chaude est produite électriquement. L’impact se voit encore plus quand l’étiquette était proche d’un seuil. C’est typiquement le cas de nombreux logements classés E, F ou G qui frôlent la limite de la lettre au-dessus.

Je préfère le dire franchement. Ce n’est pas automatique. Ce n’est pas garanti. Pourtant, c’est assez fréquent pour justifier une vérification systématique si le chauffage est électrique et si le DPE est moyen ou mauvais. À l’inverse, ignorer cette mise à jour peut coûter du temps. En vente, vous perdez parfois des semaines sur une discussion inutile. En location, vous prenez le risque de ne pas avoir la preuve à jour au moment où on vous la demande.

Concrètement, une règle simple aide beaucoup. Si le logement est chauffé à l’électricité et qu’il est classé E, F ou G, vérifiez. Si vous êtes vendeur ou bailleur et que le DPE est “limite”, vérifiez encore plus vite. Le coût de cette vérification reste nul. Le gain potentiel, lui, peut être très réel.

Comment vérifier officiellement votre DPE sur le site de l’ADEME et éviter les mauvaises surprises

La vérification officielle passe par l’Observatoire DPE-Audit, géré par l’ADEME. C’est la base publique de référence. Chaque DPE valable possède un identifiant, souvent appelé “numéro ADEME”. Sans cet identifiant, le diagnostic n’a pas de valeur. Dans la vraie vie, ce numéro devient votre clé. Il permet de retrouver la fiche, de vérifier que le DPE existe bien, et d’accéder aux fonctionnalités officielles, dont le téléchargement d’une attestation quand elle est proposée.

Le lien direct vers l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME est ici
https://observatoire-dpe-audit.ademe.fr/

Vous pouvez aussi passer par Service-Public, qui renvoie vers l’outil officiel et rappelle le principe de vérification
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R67366

Ensuite, la méthode reste simple. Vous prenez votre rapport DPE et vous repérez le numéro ADEME. Puis vous saisissez ce numéro sur l’Observatoire. Enfin, vous contrôlez que la fiche correspond bien au logement concerné. Ce réflexe évite des erreurs classiques, parce que le DPE circule beaucoup. En vente, on s’échange des PDF, on imprime, on scanne, on transfère. Or je vois régulièrement des versions incomplètes, des documents sans numéro, ou des confusions entre plusieurs diagnostics. Dans ces cas-là, un acquéreur sérieux, un notaire, ou un gestionnaire rigoureux vont tiquer. Et quand ils tiquent, la confiance baisse, les discussions se tendent, et le temps s’allonge.

Au final, la vérification officielle protège sur trois points. D’abord, elle confirme que le DPE existe dans la base. Ensuite, elle confirme qu’il correspond au bien. Enfin, si une mise à jour officielle est disponible, elle permet de récupérer le document qui atteste de l’étiquette recalculée.

Attestation ADEME 2026 : à quoi elle sert et comment l’utiliser correctement ?

Depuis cette évolution de calcul, une attestation peut être proposée pour certains diagnostics déjà réalisés. La logique est simple. On évite de refaire un DPE uniquement pour appliquer un nouveau coefficient, quand une mise à jour administrative suffit. Concrètement, vous recherchez votre DPE via son numéro sur l’Observatoire ADEME. Si l’outil propose une attestation, vous la téléchargez.

Ensuite, il faut l’utiliser correctement. Vous ne remplacez pas votre DPE par l’attestation. Vous conservez le DPE initial et vous joignez l’attestation. L’attestation prouve la nouvelle étiquette issue de la mise à jour. Dans un dossier de vente ou de location, c’est ce couple “DPE + attestation” qui sécurise tout.

Je le dis clairement, parce que c’est un point sensible. Si vous annoncez une étiquette améliorée, vous devez pouvoir la prouver immédiatement. Sinon, l’effet se retourne contre vous. En visite, l’acheteur se méfie. Au compromis, le notaire demande une base claire. En location, un candidat sérieux vous demandera le document. En gestion locative, le dossier doit rester solide, parce que c’est lui qui protège en cas de contestation.

Attestation ADEME DPE 2026 et baisse du coefficient électricité de 2,3 à 1,9
DPE 2026 : l’attestation ADEME et l’évolution du coefficient électricité (2,3 → 1,9).

Vendre avec la réforme DPE 2026 : ce que ça change dans une négociation

En vente, le DPE agit sur trois leviers très concrets. D’abord, la confiance. Ensuite, la projection. Enfin, la négociation. Quand l’étiquette est meilleure, l’acquéreur se projette plus facilement. Il anticipe moins de travaux, imagine moins de contraintes et se sent plus en sécurité. Même quand ce n’est pas totalement rationnel, le marché réagit souvent comme ça.

Si l’étiquette s’améliore grâce à la réforme DPE 2026, vous pouvez en tirer un avantage simple. Vous réduisez certaines objections. Ainsi Vous rendez votre annonce plus lisible et vous évitez qu’un acquéreur se ferme avant même la visite. Surtout, vous coupez court à des discussions basées sur une étiquette ancienne qui ne correspond plus à la lecture officielle.

Néanmoins, une amélioration d’étiquette ne transforme pas un mauvais produit en bon produit. Elle retire une épine. Elle réduit un frein. Et parfois, c’est suffisant pour faire avancer un dossier plus vite. Dans votre communication, restez factuel. Présentez le DPE, puis l’attestation officielle si elle existe. Expliquez calmement. Évitez les formulations trop marketing. Elles déclenchent souvent l’effet inverse.

Louer avec la réforme DPE 2026 : vigilance décence énergétique, dossier solide et preuve à jour

En location, le sujet devient plus sensible. Le DPE ne sert pas seulement à informer. Il touche aussi à la décence énergétique et au calendrier des interdictions progressives pour certaines étiquettes. Depuis le 1er janvier 2025, l’interdiction de louer un logement classé G s’applique pour les contrats signés, renouvelés ou reconduits tacitement à compter de cette date, selon les cas. Comme les règles évoluent et que certaines situations se nuancent, je recommande de vérifier sur une source officielle avant de décider.

Le rappel Service-Public sur ce point est ici
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A17975

Dans ce contexte, si votre logement est chauffé à l’électricité et qu’il était classé G, une amélioration d’étiquette reconnue officiellement peut changer votre situation. Toutefois, seule la preuve compte. En pratique, verrouillez votre dossier locatif de façon simple. Conservez le DPE. Ajoutez l’attestation ADEME si elle existe. Archivez les documents. Ensuite, annoncez uniquement une étiquette que vous pouvez produire. Ce réflexe évite les discussions inutiles et protège si quelqu’un conteste.

Par ailleurs, même quand l’étiquette s’améliore, gardez une vision moyen terme. Le marché avance. Les exigences avancent. La rénovation intelligente devient une stratégie patrimoniale, pas uniquement une contrainte. Un bailleur qui anticipe évite les urgences.

Des entreprises spécialisées dans l’analyse des DPE sont, dans ce cas, parfois très utiles. Elles vous aident à comprendre précisément votre classement, à identifier ce qui vous pénalise réellement, puis à construire un plan de travaux cohérent pour viser un DPE D. L’objectif reste simple : sortir durablement du calendrier des interdictions de mise en location, qui s’étend progressivement aux logements classés F à partir de 2028 puis aux logements classés E à partir de 2034.

Calendrier officiel
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16096

Si vous souhaitez être accompagné sur l’analyse, les préconisations et la coordination d’une rénovation énergétique avec une logique très concrète, vous pouvez aussi vous appuyer sur Meryll Frébourg et sa société RENOTE Conseil, notamment sur la mise aux normes énergétiques et techniques
https://renote-conseil.fr/

Copropriétés : DPE collectif obligatoire pour les copropriétés d’au maximum 50 lots depuis le 1er janvier 2026

Un point important revient souvent trop tard dans les dossiers. Le DPE ne concerne pas seulement les logements pris isolément. Il concerne aussi les immeubles. Depuis le 1er janvier 2026, les copropriétés d’au maximum 50 lots entrent dans l’obligation de DPE collectif, selon le calendrier prévu. Dans certains dossiers, ce sujet ressort au moment de la vente, notamment quand l’acquéreur veut comprendre l’état énergétique de l’immeuble, la trajectoire de travaux, ou le niveau de pilotage de la copropriété.

Page Service-Public qui détaille le DPE collectif et le calendrier
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F37504

Même si vous ne faites pas le DPE collectif vous-même, ce point reste utile. Il aide à anticiper les questions. Il aide aussi à comprendre le contexte d’un immeuble, surtout en investissement. Une copropriété qui connaît son état énergétique et qui pilote le sujet se valorise souvent mieux, parce qu’elle réduit l’incertitude.

Améliorer réellement son DPE au-delà de la réforme et éviter les travaux au hasard

La réforme DPE 2026 peut améliorer une étiquette dans certains cas sans travaux. Toutefois, si votre objectif consiste à passer d’un DPE F ou G vers un DPE D, vous devez sortir d’une logique de petits travaux dispersés. Ce qui marche, c’est une approche structurée. Vous commencez par comprendre ce qui pénalise réellement le logement. Ensuite, vous identifiez les postes dominants. Puis vous choisissez des actions qui donnent un gain significatif, avec un budget cohérent, sans créer de problèmes secondaires.

Je prends un exemple fréquent. Beaucoup de propriétaires isolent sans penser à la ventilation. Ils améliorent l’isolation, puis ils créent de l’humidité, des moisissures, ou un inconfort. Résultat, ils dépensent deux fois. À l’inverse, quand on fait les choses dans l’ordre, on avance sereinement. On améliore le confort, puis la performance. On sécurise, ainsi, la valeur du bien.

Dans ce cadre, s’entourer des bonnes personnes change tout. Quand vous avez un doute sur votre DPE, ou quand vous voulez une stratégie claire pour améliorer votre étiquette, l’analyse et les préconisations évitent les décisions approximatives. Ensuite, si vous passez à l’action, un architecte peut cadrer les travaux, optimiser l’espace, et sécuriser le projet. Sur ce point, je peux aussi vous recommander Thomas Mimi, de l’agence Kaizo Studio, si vous cherchez un accompagnement sérieux et structuré.

Je précise un point important. Ces recommandations sont des mises en relation. Elles n’enlèvent rien à votre besoin de comparer, de demander des devis, et de choisir la solution la plus adaptée à votre bien et à votre budget. En revanche, elles permettent de partir sur de bonnes bases et d’éviter les impasses.

Ce que je vous conseille de faire maintenant, sans vous disperser

Si vous voulez aller vite et bien, gardez ce fil simple. Commencez par retrouver votre DPE et son numéro ADEME. Ensuite, vérifiez sur l’Observatoire de l’ADEME. Puis, si une attestation est disponible, téléchargez-la et conservez-la avec votre DPE. Enfin, ajustez votre dossier selon votre projet.

Si vous vendez, mettez votre dossier à jour et communiquez proprement, sans survendre, en restant factuel. Pour louer, vérifiez votre situation au regard des règles de décence et sécurisez vos documents. Si vous envisagez des travaux, réfléchissez en stratégie, avec une logique cohérente, parce que l’objectif n’est pas de faire des travaux pour faire des travaux. L’objectif est de gagner en performance, en confort et en valeur.

Besoin d’un avis clair sur votre DPE, ou d’un accompagnement vente ou location ?

Vous voulez vendre ou louer à Paris ou en proche banlieue et vous voulez éviter les approximations sur le DPE. Je peux vous aider à vérifier les documents, à présenter un dossier solide, et à positionner votre bien avec un discours clair, sans promesse floue.

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